Des nouveaux acteurs pour replâtrer le pouvoir néocolonial de Blaise.

La révolution burkinabé prend de l’âge depuis qu’elle a vu le jour les 30 et 31 octobre dernier. Dès lors, chaque jour nous apporte son lot de  contradictions profondes à régler  et des tentatives de récupérations des forces réactionnaires  à combattre!

Après la nomination du fonctionnaire de l’ONU, Michel Kafando, à la tête de la transition du Faso, voici de nouveau Zida, le militaire aide de camp de Blaise Compaoré, redevenu premier ministre. Tout se fait dans ce pays comme pour remettre en place le système Blaise vomi par le peuple !

Voyons de plus près les nouveaux acteurs du Faso  qui sont en mission commandée pour replâtrer le pouvoir néocolonial de Blaise.

D’un côté, un Zida, un des éléments clefs de l’armée burkinabé, véritable garde prétorienne et garde présidentielle aux ordres. Cet officier a servi fidèlement jusqu’au bout Blaise Compaoré dans la répression du peuple.

 A la fin du régime de Blaise, le voilà qui veut confisquer la victoire du peuple et par voie de conséquence la révolution pour en faire ce qu’il veut !

 Le lieutenant Zida joue à un Poutine tropical. Tantôt Chef de l’Etat, tantôt premier ministre, et veut faire mains basses sur ce pays en révolte à travers le corps d’armée qu’il représente.

 Ensuite, un autre acteur non des moindres est ce chef de la transition, Michel Kafando un anti Sankara convaincu, lui aussi aux ordres des impérialistes français et américains. Tout son parcours politique et professionnel l’atteste.

Enfin un autre élément clef  de la configuration actuelle des récupérateurs, de la révolution est Zéphirin Diabré, chef de l’opposition  sous le régime de Blaise. Dans un récent entretien, Il dit qu’il a déposé son manteau et ce statut. On peut oser affirmer qu’il se retire pour mieux sauter dans un autre rôle et dans la perspective des élections à venir. Rappelons que Zéphirin Diabré a un parcours atypique.  Un « Monsieur Afrique » du groupe nucléaire français Areva. Il a été aussi un ministre des Finances de Blaise Compaoré.

Conclusion

Tous ceux qui ont aidé Blaise à bâtir son régime sur le sang des Burkinabé ne peuvent mieux faire pour la révolution !

Les forces révolutionnaires burkinabé qui ont défait Blaise et son régime sanguinaires doivent redoubler de vigilance dans les diverses manœuvres des impérialistes français et américains

En avant la lutte du peuple jusqu’à la démolition complète des supplétifs de Blaise.