Parti communiste du Bénin : au-delà de Yayi, «il faut changer le système»

Publié le 15 janvier 2015 

Parti communiste du Bénin : au-delà de Yayi, «il faut changer le système»

Après la commémoration du 37ème anniversaire de sa création mercredi 31 décembre, le Parti communiste du Bénin (Pcb), un des plus vieux partis politique au Bénin, a tenu vendredi, un point de presse animé par Jean Kokou Zounon, porte-parole du parti, pour préciser le défi à relever par les Béninois qui seront appelés aux urnes cette année pour les élections locales, communales et législatives avant la présidentielle très attendue en 2016.

«Il ne suffit pas de faire partir Yayi Boni, il faut changer le système» a lancé Jean Kokou Zounon, porte-parole du parti, avant de préciser, «Yayi Boni va partir. Le débat sur ce point est clos. Mais Yayi Boni n’est qu’un élément d’un système où l’on tue sans rendre compte au peuple ; où l’on vole soit à la cuillère, soit à la louche ou à la pelle mécanique et ceci impunément». En remplacement à ce système, le Pcb invite les Béninois à choisir un système qui répond à leurs aspirations. «Les vœux du Parti communiste du Bénin aux travailleurs et à tout le peuple, c’est de parvenir à changer de système et d’instaurer effectivement dans notre pays un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple» a indiqué M. Zounon.

Créé depuis décembre 1977 sur initiative de Pascal Fantodji, le Pcb se présente comme cette formation politique idéale pour bien conduire les affaires du pays. Le Pcb soutient son porte-parole, est «un parti pour les ouvriers et autres travailleurs, les paysans, les jeunes, les intellectuels révolutionnaires. Un parti pour les opprimés et exploités et les patriotes à l’opposé des partis des oppresseurs et des alliés aux puissances étrangères».

Parti communiste du Dahomey (Pcd) à sa création, le Pcb a la réputation d’être le parti qui a toujours lutté pour le respect des libertés démocratiques au Bénin. Avant l’avènement de la démocratie, plusieurs de ses cadres ont été victimes du régime dictatorial et sanguinaire du Parti de la révolution populaire du Bénin (Prpb) de Mathieu Kérékou de 1972 à 1989. Dès le départ a rappelé, Jean Kokou Zounon, «le parti a défini sa ligne ainsi que les étapes pour l’émancipation totale des peuples du Bénin». Et si le parti a décidé de se dénommer communiste explique-t-il, c’est «parce que le communisme est tout simplement les prémisses, les conditions réelles qui abolissent l’état actuel d’exploitation, de misère, d’aliénation des masses».

source:http://www.lanouvelletribune.info/index.php/actualite/une/22368-pcb-au-dela-de-yayi-il-faut-changer-le-systeme#!/ccomment-comment=169824