Les grondements de la rue au Burkina-Faso

Tout est bien qui finit bien !

Les peuples du Burkina Faso sous la houlette de ses patriotes et révolutionnaires et non des podosants viennent de nous démontrer que seul  un peuple organisé et déterminé peut effectuer des changements fondamentaux. Aucun changement ne se fait avec un opposant soit –il historique ou populaire.

Dans ce grand mouvement d'ensemble que nous observons au Burkina Faso, personne  n’a pointé le doigt pour nous parler un autre langage, comme on le fait depuis toujours au Togo, tel le dialogue, la réconciliation les élections, les reformes, etc. On n’a pas vu un seul opposant  se déclarer plus populaire qu'un autre.

Pas un seul opposant ne s’est dressé devant le torrent que constitue ce vaillant peuple  pour dire qu'il veut un statut de chef d'opposition; ou qu’il veut une élection à candidature unique à x tours.

Nous avons compris que pour une dictature  de la trempe  des Gnassingbé, on la combat  par tous les moyens pour l’abattre définitivement.

C’est seulement dans notre pays, le Togo, que la dictature à abattre est devenue interlocutrice avec qui on pense qu’on doit valablement discuter.

Que de mouvements  de  pareille ampleur n’avons-nous pas connus au Togo  depuis 1990?

Tous ces mouvements  au lieu d’achever la dictature pour chanter son requiem sont pour la plupart transformés  en occasion  de discussions  avec l’ennemi du peuple.

Confortant cet ennemi dans ses pratiques régulières de tueries massives de nos populations !

Nous devons reprendre tous ensemble la lutte populaire  là où nous l’avions laissée et bouter dehors les ennemis du peuple  togolais qu’ils soient de l’opposition ou du régime.

Nous devons surtout apprendre et tirer les leçons de l’histoire de la lutte des peuples qu’aucune dictature ne se métamorphose pas plus que celle du Togo.

Ce sont les peuples qui font leurs propres histoires  comme ils l’entendent.

Peuples Togolais, aucune élection, ne va défaire le clan des Gnassingbé du pouvoir !

Au Togo, le 05 octobre 1990 n’a jamais été une journée d’élection.

En conséquence, Peuple togolais mobilisons-nous et organisons-nous sur des bases saines, claires et démocratiques pour le renversement de la dictature des Gnassingbé, en boycottant massivement les scrutins de 2015 !

Mobilisons-nous et organisons-nous et allons à l’assaut  de ce régime cinquantenaire aux pieds d’argile.

Seule la lutte invincible du peuple paye !

Maurice Mouta W.GLIGLI-AMORIN

Bruxelles, ce 30 octobre 2014