Togo-démoratie-impossible_Jonas-Siliadin

Jonas, grand «  liseur »de  motion à la gloire d'Etienne Eyadema.

A la question posée du  titre du livre de notre compatriote Jonas Siliadin «Togo, démocratie impossible?», publié par les Editions L’Harmattan, en 2014, je me permets de répondre «Togo, démocratie possible ! ».

A la seule condition que les  Togolais  s’organisent conséquemment avec à leur tête des Hommes sincères, probes et intègres.

L’alternance  démocratique  au Togo,  loin d’être une simple question, elle est d’une nécessité capitale et  fondamentale .Une exigence de l’heure, un devoir sacré pour tous les démocrates et les révolutionnaires togolais. Un point d’orgue à l’ordre du jour dans la vie politique  du Togo. Et tous ceux qui aiment ce peuple  se doivent  de s’y atteler par tous les moyens en réalisant effectivement cette tâche. Car, disons-nous, après tout, le Togo n’est la propriété de personne. Ni la propriété d’une famille soit-elle princière. Le Togo est une république qui a arraché son indépendance au prix des luttes  héroïques un 27 avril 1958.

Le Togolais, Jonas Siliadin, auteur  de « Togo, démocratie impossible ? » et, jeune acteur de la vie politique  du Togo en écrivant son ouvrage  contribue-t- il à l’avènement de cette nouvelle société togolaise dont nous rêvons tous

Qui est –il ? 

Et quel est son parcours politique ?  Et qui sont ceux que le jeune  Jonas fréquente-t-il ? Qui a-t-il fréquenté durant ses années de militantisme ? Rappelons au passage que Jonas Siliadin est né en 1972 au Togo. Très tôt, à l’âge de 17 ans, en 1989, il va faire ses  premiers pas dans la sous-section  scolaire du RPT, parti-État. (page 127).

«  Au niveau de chaque établissement scolaire, la vie artistique et culturelle était gérée par la sous-section scolaire du parti à travers ses unités de base qu’on appelait les cellules des « 3S  (sous-section scolaire).Un de mes amis Timothée J. et moi, primes la décision d’aller voir le proviseur pour lui demander de nous accepter dans le bureau de la cellule scolaire comme délégué et délégué adjoint à la culture. L’objectif  était de rassurer les relais du parti. (..). ..J’étais loin de  de douter que j’entamais  ma vie politique(.) »

Le décor est  ainsi planté. Disons que cette importante partie du livre de Jonas  nous permettra de suivre Jonas pas à pas. De 1989 à ce jour.

Un  proverbe du sud Togo   ne dit-il pas que  «  chien qui veut aboyer s’annonce dès le matin ? ».

N’est-ce pas aussi le sens que nous pouvons attribuer à  la formule « L'enfant est le père de l'homme », œuvre du poète anglais William Wordsworth (1770-1850) ?

A sa propre initiative, et de façon autonome, Jonas s’est avancé à pas sûr dans les arcanes du parti RPT. Après tout, un choix de vie n’est-il pas quand même un choix laissé au libre arbitraire de chacun ?

Dans le même temps, à l’heure de ce choix de Jonas, d’autres jeunes togolais de même âge se sont abstenus de prendre pareille décision  en refusant l’embrigadement dans une quelconque structure du parti unique d’alors.

En 1990, contre toute attente, le Togo connaîtra aussi le vent révolutionnaire du changement  qui a soufflé sur les peuples d’Afrique noire francophone et as soulevés les peuples d’Afrique contre  les dictatures.

A partir de ces soulèvements populaires, les peuples ont pu arracher des libertés considérables d’expression, d’association, etc. On peut se demander où était l’auteur Jonas durant ce  vaste mouvement ? Quels étaient ses nouveaux choix de l’heure ?

Lisons ce qu’il écrit à la page133 de son livre : «Cette liberté de choix nous concernait tous. (….).Nous étions décidés à rester au RPT ».

Ce qui frappe chez Jonas, c’est bien sûr chez ce jeune « Rpiste », c’est son courage macabre à continuer à militer dans un parti qui n’a pour objectif que de tuer les togolais, œuvre  en partie de l’armée mono ethnique sous ordre.

Même dans ses aveux d’échec  cinglant  et d’impuissance vécue dans les rangs des tueurs du RPT, Jonas  reste imperturbable.

Le « moi »qui est haïssable est aussi largement présente dans le livre du jeune Jonas :

Par ailleurs, il est dit dans les extrait des Pensées de Pascal sur l’amour-propre et la vanité de la nature humaine  que « le moi est haïssable. Ainsi ceux qui ne l’ôtent pas, et qui se contentent seulement de le couvrir, sont toujours haïssables. ».

Ce célèbre texte de Blaise Pascal dénonce les excès d’une subjectivité autocentrée, orgueilleuse, inauthentique (pour utiliser la terminologie de Sartre ou Heidegger). Plutôt que de se considérer comme le centre de tout, Pascal appelle la subjectivité à se faire modeste et à se tourner vers Dieu.

Relevons dans ce livre de Jonas, quelques parties pour illustrer notre citation.

.. j’étais major général... Page 138. ( )

 

Je n’étais toujours pas crédible dans le rôle de militant du RPT.

 ( ) en revanche, je m’opposais à toute velléité de son édulcoration. (On voit là que Jonas est contre même les réformes au sein du RPT)

J’acceptai naturellement de rédiger notre communication à la conférence nationale souveraine. ..

Je ne connaissais pas l’existence du texte du Premier ministre Kodjo. Il n’empêche que je ne pus remettre les pieds au Togo, que après le 4 août 2009, soit 7 ans après le coup de fil (de Eyadema) qui signa pour moi, la fin d’un combat fondé sur r une belle idée.

Jonas, c’est aussi un délateur et un dénonciateur impénitent mieux un rapporteur.

Dès la sortie de l’audience, j’appelai le Premier ministre (Agbéyomé Kodjo) pour lui raconter. Il n’apprécia pas du tout ma démarche et pour cause ! Je ne ‘l’en avais pas avertie car je savais qu’il me l’aurait interdite

 Enfin, dans sa volonté sordide, de coopérer et de collaborer avec le mal, et le fascisme togolais, Jonas  qui est aussi un  grand  lecteur, mieux«  liseur »de motion à la gloire du grand timonier national,  ne dit que du bien d'Etienne Eyadema.

«  A l’heure du bilan, force est constater que je n’ai pas pu contribuer à transformer l’ancien parti parti-état en un parti pour la démocratie. Là est ma part de responsabilité dans l’ « échec actuel du projet démocratique. Mais aurais-je  pu faire mieux si j’étais allé dans l’opposition ?

Fort heureusement, à aucun moment, je n’ai trahi ni mes convictions, ni ma foi et encore moins ma patrie. C’est d’ailleurs parce qu’à chaque instant de ma vie, malgré les péripéties, j’ai gardé intact mon attachement… () »

 La deuxième partie de notre note de lectures sera consacrée à l’analyse du contenu  du livre

A SUIVRE

Note de lectures tirée de

Jonas Siliadin Togo, démocratie impossible?,

publié par les Editions L’Harmattan, en 2014

Signé Maurice Mouta Wakilou GLIGLI-AMORIN

Accra (Ghana), ce 1er septembre 2014