LE FARA NELSON MANDELA TRAVERSE LA DOUAT... PROLOGUE I.

Par le Shemsu Maât Grégoire Biyogo.


1-Nos mots trébuchent encore, nous étions préparés à ce moment, mais nous tardons à l'admettre, tant le vide nous empoigne et nous déstabilise tout à la fois, mais nous devons demeurer toujours grands à son égard, dans l'ataraxie : le soleil qu'il a allumé sur Terre est plus grand que la mort. Oui le Fara est reparti dans les Régions souterraines où la justice illumine les cœurs, les pensées, et où tout recommence toujours dans la splendeur de l'éternité. 

2-Son oeuvre de Combattant des libertés et de la Liberté éclairera pour longtemps nos Combats d'aujourd'hui et de demain, lesquels vont devoir se solidariser davantage encore, à l'occasion du Grand Moment de Méditation que commande cet Evénement fulgurant. Il n'inspire ni tristesse, ni langueur, ni deuil, à cause de son nom de justicier, et de la hauteur de son engagement, de ses vues, de son parcours et de son aura révolutionnaire exceptionnelle. 

3-Madiba a été le plus grand Fara politique kamite des temps modernes. Son exemplification a dessiné une quadrature du Cercle qui l'a rendu Immortel de son vivant même, le voile de la mort ne fera c'accroître le geyser qu'il a soufflé sur la Terre des hommes : Héroïsme et courage du matin du Combat à son terme (1), persévérance (2), prudence et responsabilité (3) lucidité et grandeur d'âme (4), ces attributs en ont fait sous nos yeux, un surhomme dont la noblesse déjà avait dépassé le Temps humain comme une comète. 

4-Honorons-le en corrigeant toute forme de combat que nous viendrions à mener et qui serait dépourvu de ces trois topiques. Consacrons tous ces jours-ci à nous recueillir, par la pensée, pour prélever ce qui en lui, dépasse la Mort...

5-Nous ne savons pas si demain l'Horreur resurgira, ce dont nous avons la certitude, c'est qu'il ait réussi à la rendre détestable, inhumaine à toute l'humanité, et à nous solidariser pour tétaniser ses spectres, par-delà les divisions infâmes... Et là, fut la scansion planétaire et cosmique de son ontologie politique. Sa vie comme sa mort sont Belles. 
A-dieu Fara. 

Dwa dwa Sa Râ... (Merci, Fils du Soleil !)

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