DEVOIR DE MEMOIRE.

Où en est le mouvement democratique togolais en Belgique 16 ANS APRES ?
Lettre ouverte à celui qui a désigné Mouta comme l'homme à abattre.

Jusqu'à quand « Il » aura le courage de ses idées et de signer avec courage ses actes ?
Ce sont bien souvent les assassins qui ne signent pas leurs actes.
Chaque fois, « Il » me poignarde dans le dos et en toute sincérité lorsqu' « Il » vient vers moi, je fais la paix avec lui.
Pas plus tard que lors de la messe organisée le 22 novembre dernier à la mémoire de Tavio, « Il » est venu vers moi pour me faire l'accolade (baiser de Judas ?).
Dans le compte rendu de cette cérémonie, nous avons mentionné sa présence et diffusé la photo de groupe sur laquelle il figure. Au Colloque Tavio, je lui ai fait donner la parole.
J'ai toujours assumé mes actes. Sans crainte. D'où le nom de mon journal KANLENTO-AVULETE que je tiens avec mes maigres moyens depuis 16 ans.
J'ai toujours cherché à faire avancer la lutte, ce que j'avais compris comme notre lutte commune contre la dictature qui a pris notre pays en otage.
Contrairement à ce que certaines « bonnes âmes » de la communauté ont colporté sur moi, je n'ai jamais cherché à me mettre en scène mais à prendre ma place dans le combat pour l'instauration de la démocratie au Togo et ailleurs en Afrique. Alors que d'autres ont choisi de se faire photographier dans leur quête de promotion.
J'ai toujours cherché à aider nos compatriotes en difficultés.
Pendant que certains ont mis leur force et leur intelligence dans la collaboration avec les autorités belges pour refuser à des citoyens togolais le statut de réfugié. Certes ma vie n'est pas une vie facile et toujours réjouissante. Non.

J'ai conscience que ce n'est pas la vie que j'aurais souhaité avoir.
Comme ça l'est pour des millions d'hommes et de femmes. Mais je ne vis pas dans la haine de l'autre.
Je ne me lève pas en échafaudant des projets pour nuire à mon prochain. Pour quel résultat ?
A celui qui s'évertue à faire dire de moi que j'ai été mêlé à l'assassinat de Tavio, je réponds par le mépris en lui demandant si je m'appelle Karewé ou Boukpessi.
L'histoire de notre pays est à écrire. Un jour, les langues se délieront et on apprendra qui a fait quoi.
Ce jour-là, beaucoup de ceux qui s'agitent aujourd'hui se feront tout petits tant ils ont contribué à opacifier notre lutte, à la pervertir en servant des objectifs qui ne sont pas ceux de notre cause commune.
La communauté est un ensemble d'hommes et de femmes que le destin a réunis.
Chacun avec ses qualités et ses défauts. Certains dans la communauté auraient été pires que Etienne Eyadéma s'ils avaient eu à exercer le pouvoir d'Etat.
Parce que ce qu'ils nous ont donné à voir dans leur petite vie de militants ou de responsables d'association est tout simplement ahurissant ; cynisme, médisance, méchanceté, confiscation de mandat de responsable, autopromotion etc, etc. Le règne d'Etienne Gnassingbé Eyadéma, son trop long règne, a donné naissance à des comportements pervers.
C'est ainsi que nous nous retrouvons avec des petits chefs, des tyranneaux qui ont ingéré sa culture du pouvoir à tout prix. Sortir d'Eyadéma est un défi pour nous tous !
Que ceux que mon engagement politique dérange se rassurent ! Je ne suis pas un salarié de la lutte. Je ne revendique rien. Ni honneur ni reconnaissance de quiconque.
Mon « carburant », ce sont mes convictions. Et elles sont au-dessus des petites attaques des uns et des autres, dois-je dire de celui qui semble redouter ma présence dans notre communauté ? Il m'arrive de m'interroger sur la bêtise humaine.
Je n'ose pas imaginer certains compatriotes avec des armes, tant ils portent en eux la haine des autres.
« Il » m'a traité de fou. Au fait, le fou, n'est-ce pas celui qui reste au bord de la rue, qui regarde et qui observe tout ? J'assume ma folie. Comme Thomas Sankara qui disait que pour effectuer des grands changements fondamentaux, il faut une certaine dose de folie.
Et plus tard comme Tavio qui déclara : « Alors si c'est pour cela qu'on me traite de fou, j'accepte ma folie et je l'assume ». Honte à vous, honte à celui qui n'ose pas affronter son (ses) contradicteur( s) au cours de débats publics.
Honte à vous, honte à celui qui a choisi la perfidie et la félonie comme mode de fonctionnement et de combat ! Nous nous proclamons « démocrates » parce qu'opposants.
Alors que nous avons des méthodes aussi ignobles que celles des hommes que nous prétendons combattre.
Pauvre Togo : Dieu, viens à notre secours. Préserve-nous de ces cheffaillons qui n'hésiteront pas à nous occire tout simplement parce que nous les dérangeons.
Il ya un temps pour tout. On ne peut pas semer et chercher à récolter le même jour.
A vouloir tout tout de suite, on devient une menace pour les autres, une menace pour soi-même. A celui qui est pressé d'arriver, je conseille la patience, l'honnêteté, l'humilité.
Je lui demande, je le supplie d'oublier le « pauvre type » (mais avec un cœur énorme) que je suis.
Je suis un makaya comme on le dit chez les Gabonais ! Avec l'article GLIGLI MOUTA UN CAS PATHOLOGIQUE et signé Maurice Evaglo, « Il » a atteint le trop plein. Il faut savoir arrêter ce combat obscur ou alors accepter un débat public pour régler les problèmes qu' « Il » a avec moi.
Pour ma part, je ne rends compte qu'à mes collaborateurs et à mon créateur. Dieu, Celui qui donne l'être, la vie et le soufflle. Je n'ai peur de rien. D'ou mon nom de plume Kanlean ou Kanlento.
« Il » se reconnaîtra car il sait ce qu'il fait tous les jours contre moi.

Maurice Mouta Wakilou GLIGLI-AMORIN

De : Eloi Koussawo Objet : RE : [alternativetogo] DEVOIR DE MEMOIRE.version remaniée
ÀDate : Mardi 2 Décembre 2008, 0h23
Bonjour, Je voulais garder le silence. Seul, il me paraissait capable de traduire mon dégoût.
Mais s il allait être compris comme du mépris aux hommes "bien disposés à s impliquer dans cette affaire POUR DU BIEN" ? Ignoble me serait alors la seule apparence de l Indifférence vis-à-vis de ces bonnes volontés. Je saisis donc cette occasion pour dire que je suis POUR une confrontation. Elle me permettra de démonter, devant témoins, le mécanisme d une machination grotesque et infâme. Par ailleurs, je voudrais qu il arrête d appeler ma femme et tenter de semer la zizanie, voire de menacer de lancer à mes trousses des jeunes voyous maghrébins. Mitronunya Eloi Koussawo.