le fils peut-il tuer le père ?

Depuis janvier 2001, nous observons une démarcation nette entre la pratique politique de Joseph Kabila  et de son père. Le fils peut-il tuer le père ?

Joseph Kabila arrivé fraîchement au pouvoir a fait le tour des pays occidentaux comme les Etats-Unis notamment qui étaient hostiles à la politique de son père. Il était en France ; il a eu droit au tapis rouge dans le palais royal de  la Belgique ; chose que son père n’a pas pu bénéficier.

Au niveau de l’armée, Joseph Kabila a congédié les officiers Katangais qui formaient un cercle vicieux autour de son père. Désormais, Il a pris les officiers de toutes les provinces et tribus du Congo ; alors qu’auparavant la plupart des officiers étaient surtout du Katanga. Son chef de cabinet actuel est de Bandundu. Les anciens compagnons idéologiques et de maquis sont mis au placard et la coloration du nouveau gouvernement est la conséquence logique de cette démarcation. Comme la presse belge le disait et l’opinion congolaise, les dinosaures que son père lui a laissés en héritage ont été abattus comme Kakudji, Yérodia, et M’poyo etc. . Certains pensaient que c’était qui avaient une influence négative sur  Laurent-Désiré KABILA en bloquant toute ouverture politique et cOmpromis. Cette éviction permet de croire que le nouveau gouvernement très jeune voudrait aller dans le sens des négociations et du dialogue inter-congolais afin de sortir le pays de la crise qui dure depuis belle lurette.

Selon les premières réactions à l’étranger, cette politique est bien soutenue par les puissances étrangères et amis des peuples Congolais. Les Congolais doivent rester vigilants et avoir le sens de responsabilité et de nationalisme pour ne pas laisser ce grand pays aux mains des seuls capitaux étrangers.

A Joseph Kabila  s’ouvre des horizons plus rassurants alors que son père n’avait devant lui que des portes fermées. A Joseph Kabila de jouer et de bien jouer.

 

mwmaurice gligli

Le triomphe du « droit sans frontière »

dans le temps et dans l’espace

Aujourd’hui avec le jugement des génocidaires rwandais qui ont commis des actes criminels dans leur pays d’origine et qui se trouvent juger à l’étranger (à Bruxelles ), cela veut dire le triomphe du droit sans frontière. Maintenant tous les crimes ne sont pas logés à la même enseigne. Tous les dictateurs ou de simple citoyens qui osent commettre des crimes contre les droits de l’Homme

doivent le  savoir qu’ils pourront être jugés partout. Les Etats ont ainsi perdu leur souveraineté sur les crimes contre les droits de l’Homme. Les  violations de droits de l’Homme ne tiennent plus comptent ni du temps ni de l’espace parce que en étant , Togolais, Ivoiriens, Congolais, Rwandais…..,on peut être jugés même 30 ans après les faits commis. Hissène Habré et Pinochet en savent quelques choses. Les gens comme  Kagamé et Mussévéni  ne voient pas comment ils éviteront d’être jugés tôt ou tard pour n’importe quel pays .Mais ces droits de juger les bourreaux ne doivent pas être seulement réservés aux juges occidentaux. Les juges africains doivent eux aussi entrer dans la danse.

Quant au coup d’Etat avorté contre Buyoya au Burundi, on voit clairement clairement que la  minorités tsutsie comme au Rwanda ne veut pas de dialogue le partage du pouvoir entre Burundais. Nous devons comprendre que l’exercice du pouvoir doit transcender les clivages ethniques et c’est seulement à ce prix et à cette condition que l’Afrique pourra avancer dans le sens de la démocratie.

En disant cela, nous faisons un clin d’œil au dictateur Eyadéma qui veut à tout prix exclure Gilchrist Olympio tout simplement Eyadema lui même ne le considère pas comme Togolais. Cette observation vaut également pour Chiluba et le soit disant progressiste Laurent GBAGBO.

Maintenant que Buyoya est l’objet d’un coup d’Etat, il s’est mis à critiquer cette façon de prise de pouvoir. Pour ces deux situations, le procès des génocidaires à Bruxelles et la prise de pouvoir par les coups d’Etat ne servent pas les  intérêts de la démocratie et des peuples.

La leçon à retenir, c’est que le jugement des génocidaires rwandais à Bruxelles ouvre la voix à tous les pays à poursuivre les auteurs des génocides et des auteurs des actes des violations des droits de l’Homme.

mwmaurice gligli