Le vrai Sorge de V. Ponizovsky et S. Goliakov est un livre dont la lecture est conseillée aux militants politiques en lutte contre le clan des Gnassingbé et la Françafrique chez nous au Togo. De la collection « j’ai lu », ce livre de 500 pages est un passionnant document d’histoires réelles qui méritent d’être connues.
Les pages sont pleines d’actes héroïques. C’est en somme une leçon de morale révolutionnaire : par exemple : Comment ne pas se faire prendre dans les moments difficiles ?
Que faut-il comme signe de reconnaissance à son autre camarade ?
On se demande si Sorge est vraiment humain. Tellement son courage et sa détermination dépassent l’entendement humain. Face à Sorge, l’on est simplement sidéré. Ces hommes et ces femmes, notre cher pays le Togo aussi en regorgent. Dans le livre, il est question de la vie et du parcours de Sorge.

Au départ, allemand, il est envoyé par son pays au Japon. En sa qualité de journaliste de haut vol il fait très bien son travail que son ambassadeur le prend en amitié et lui confié la rédaction des divers papiers et d’autres actes.
On arrive au Japon où Sorge crée une structure pour le compte du Parti Communiste de l’Union Soviétique (PCUS). Sorge va infiltrer le parti Fasciste de Hitler et en devient membre. Il a tenu bon jusqu’au bout et s’est sacrifié sans arrière pensée d’une revendication quelconque de récompense. Un accent est mis tout au long du livre sur l’organisation en tant que élément du changement. La vie de ce révolutionnaire est à étudier et à lire. Dans ce livre aussi cocasse qu’est la question de la clandestinité y est abordée de front et renvoie à la froide réalité que le monde a connue un peu plus de 50ans. Il n’est pas sûr qu’on s’en soit totalement éloigné. C’est pourquoi la littérature a raison de témoigner et de prévenir contre le retour « monstre » (Voltaire), celui là même dont le visage éclot au Togo

Mouta Wakilou Maurice GLIGLI
Bruxelles, le 05 mars 2006