DEUXIEME PARTIE

Sans formation et culture politiques, la jeunesse ne peut que se prostituer.

Les propos de Jean Kissi publiés sur togoforum.com (http://togoforum.com/TL/TL2006/jkissi030106.htm) sont un tissu de contre vérités et de confusions dans lequel nous ne nous reconnaissons guere. Dans son texte, Jean Kissi emploie souvent le pronom nous.
Peut t-on savoir au nom de qui parle t -il ? " Nous avons fait ceci. Nous avons fait cela. »
Pour commencer, Jean Kissi se dit de l’opposition et veut en même temps être impartial. Cela veut dire quoi toute ces confusions ? Jean Kissi veut être impartial par rapport à qui et à quoi ?
Lorsqu’on est membre de l’opposition, on prend parti pour le peuple.
On choisit son camp.

Sur la candidature du Président Bob Akitani

Il suffit de parcourir sur le site letogolais.com le CV du Président Akitani pour se rendre compte de la personnalité de Bob Akitani. Le président Akitani a un passé politique, un présent et un avenir. Ce sont là les critères qui nous permettent de définir le démocrate. Bob Akitani représente le nationalisme togolais. La question togolaise ne doit pas se régler en terme de « dosage ethnique ; ni en terme de vieux ou de jeunes ». Toutes les nationalités togolaises sont des victimes de la dictature ; de même que toutes les conditions sociales. Nous ne devons pas non plus analyser l’épineux problème togolais en terme du clan des Gnassingbé et Olympio. C’est un faux débat. Gnassingbé et Olympio sont des familles du Togo tout comme d’autres familles. Par exemple, au sein de la famille Olympio, on voit des membres qui sont proches de la mouvance présidentielle (Harry Olympio) et au sein de l’UFC, l’un des vices président est Amad Gnassingbé. Les Gnassingbé tout comme les Olympio sont victimes eux aussi de la dictature. Au Togo, c’est une minorité composée de toutes les nationalités qui a pris en otage le peuple depuis la nuit des temps. Laclé, Amegboh ; ne sont pas du nord.Gilbert Atsu, Horatio Freitas, Edem Kodjo ne sont pas originaires d’une localité du nord.

Sur Comi Toulabo

"En bon démocrate", et malgré son "trou de mémoire", Comi Toulabo essaye d’éclairer la lanterne de la jeunesse afin qu’elle puisse opérer des choix conséquents et non verser dans la médisance, la calomnie. J’ai été très fasciné par l’exposé de Comi Toulabo à Bruxelles en avril 2005 lors de la conférence organisée par le mouvement "Ensemble pour le Togo".
Comi Toulabor nous a édifiés sur l’histoire du mouvement démocratique togolais ; histoire, que nous devons connaître à tout prix.
Cette histoire nous a permis de savoir qui est qui et qui a fait quoi.
Par ailleurs, Comi Toulabo ne soutient pas un dialogue quelconque avec l’assassin et le pilleur de notre peuple.

Donc dire que Comi Toulabo prend parti pour l’UFC est une erreur.
Je me rappelle que Comi Toulabo dans l’une de ses déclarations à la veuille de l’élection présidentielle a appelé à l’insurrection populaire.
(http://www.letogolais.com/article.html ?nid=1540) Donc, Comi Toulabo sait de quoi il parle. Il a choisit consciencieusement son camp et le travail de fourmis qu’il fait nous édifie.

Revenons au texte :

1. La question N. 1 posée par Spero est liée a la responsabilité de ceux qui ont voulu aller aux élections d’avril 2005.
Je voudrais faire ici de façon impartiale, un petit rétrospectif impartial de la Situation pour que nous puissions établir les responsabilités sans parti pris et voir si on peut recoller les morceaux.

Comment peut se déclarer opposant et en même temps être impartial ?
Un homme digne de son nom choisit son camp. C’est ce que fait modestement par exemple Comi Toulabo. Il n’est pas comme l’historien Atsutsè qui, connaissant le fonds du dossier Togolais mieux que quiconque continue de prôner le dialogue .Lire ou écouter son intervention lors de la réunion de Boko à Paris. Le dialogue ne nous apportera rien.

Mais revenons à la responsabilité de l’opposition, et demandons-nous quelles étaient les différentes positions de l’opposition en ce moment.
La responsabilité de l’opposition de mon avis est lourde. N’est elle pas qui a demandé aux populations d’aller voter ?
Ce sont donc tous les leaders sans distinction aucune qui doivent être tenus pour responsables dans tout ce qui se passe au Bénin et au Ghana. Les Togolais n’étaient pas obligés d’aller aux urnes avec Faure pour sa légitimation. Le peuple a le choix d’aller ou de ne pas aller à l’élection.

Notre peuple a déjà montré le choix qu’il veut en octobre 90.Respectons ce choix. Reprenons cette voie ; améliorons la et portons un coup de grâces aux pilleurs et aux assassins de notre peuple. Si l’opposition avait boycotté cette élection, nous n’aurons pas de morts aujourd’hui dans les camps. Lorsque à Bruxelles, nous appelions à boycotter l’élection, on nous a traité de tous les noms. Aujourd’hui, tout le monde appelle le jeune despote Faure, Président. Gilchrist aussi le reconnaît comme Président en allant discuter avec lui au Nigeria, en Italie. Monsieur Olympio, permettez moi de vous interpeller. Pourquoi effectuez vous tous ces déplacements ? Pour que Faure vous cède sa place ou quoi ? Pour vous, Faure est il Président démocratiquement élu ? Le jeune despote Faure est il désormais fréquentable ? La voie du dialogue a échoué. Reprenons celle du 05 octobre 90.

Continuons la réflexion sur le texte de Jean Kissi.

Dans ces conditions que pouvait faire l’opposition ?

Elle devrait s’en référer au peuple q’elle prétend défendre.
De quel moyen dispose l’opposition pour contester les résultats ? Le peuple
De quels moyens dispose l’opposition pour éviter les fraudes ? Le peuple
De quels moyens dispose l’opposition pour imposer la victoire électorale ? Le peuple. Il n’ y a qu’au Togo que le peuple n’est pas consulté sur son avenir. On veut faire le bonheur d’un peule sans l’associer.

Que Gilchrist puisse avoir la hauteur d’esprit

Quel que soit tout ce que l’on peut reprocher à Olympio c’est l’une des personnalités togolaises à n’avoir jamais collaboré avec le régime du dictateur Eyadema.
C’est lui qui a commencé officiellement et à visage découvert avec d’autres compatriotes à lutter contre Eyadema et son régime. Alors que d’autres faisaient office de conseiller juridique de Eyadema ; d’autres d’anciens ministres etc. Tout comme à Latzoo, aux révolutionnaires togolais, aux anciens de la FEANF, nous leur devons beaucoup.
La jeunesse Togolaise dans son ensemble a besoin de références politiques. Car sans eux, nous autres n’aurons aucune trace de résistance contre le régime.
Donc avoir de la hauteur d’esprit, c’est être intègre, c’est être digne et choisir son camp dès les premières heures.

C’est quoi la responsabilité du peuple ?

Lorsque nous posons la question de l’Etat des lieux dans nos discussions par mail ;
tu es la première personne à crier à la diabolisation. Qu’on veut vous diaboliser ;
qu’on veut créer l’immobilisme. Je suis très étonné de te voir prononcer
l’expression Etat des lieux dans ton texte.
Deux poids, deux mesures et confusion totale ;
Agboyibo n’est jamais allé à Abuja. Gilchrist Olympio non plus n’est pas allé à Ouaga ; ni Abuja, ni à Rome pour un poste de Premier Ministre.
Nous pouvons reprocher à Gilchrist de faire du despote Faure un interlocuteur. De l’ennemi à combattre, il en fait un interlocuteur mais pas pour être ministre ou Premier ministre. D’où la question : à quoi sert ces dialogues ??

Sondages de la NDP

Dans quel camp se retrouve aujourd’hui la NDP ?
Nous savons tous qui, parmi les sois disants leaders de l’opposition, manipule le plus la jeunesse togolaise ; l’opposant qui crée la division et la guerre de leadership dans nos rangs. Nous n’en avons cure des sondages téléguidés et manipulés. Alors ne nous parlez pas de sondages. S’il faut réellement parler de sondages, l’idéal serait de demander l’avis de notre peuple sur toutes les questions liées à son avenir. Par exemple, le prochain dialogue, l’élection présidentielle passée. Sur toutes les grandes questions, il faut faire appel au peuple.

En Fait, ce n’est pas le pouvoir RPT-Faure qui a vaincu la résistance du peuple Togolais mais ce sont les leaders de l’opposition qui ont faillit. Pour pouvoir réussir une insurrection comme celle la, le peuple a besoin devant lui d’un Etat Major fort qui maîtrise les données. Cet Etat Major, composé de Gilchrist Olympio, Yaovi Agboyibo, Léopold Gnininvi, secondés par Jean-Pierre Fabre, Aimé Guogue, Antoine Folly et les autres, a raté sa mission, piégé et trahi par ce que l’on peut appeler aujourd’hui : « La Bévue du 25 Avril ».
L’Etat major de dirigeants forts pour l’ l’insurrection populaire doit émerger du peuple. Et non des dirigeants autoproclamés qui ont usurpé de la tête du mouvement démocratique togolais depuis octobre 90 jusqu’à ce jour et qui ne nous ont jamais présentés de bilan ; Pendant 15 années les sois disants leaders de l’opposition nous ont montrés de quoi ils sont capables : dialogue, dialogue,...Or cette voie a lamentablement échoué. Nous devons impérativement reprendre alors la seule voie qui a failli ébranler le régime le 05 octobre 90 sous une direction unique.

Maurice Mouta Wakilou GLIGLI
Bruxelles, le 08 mars 2006